Archive pour juin 2010

poser son sac

Jeudi 24 juin 2010

poser son sac

fatigué

à quoi bon

dés structurés

lancés en dépit

                         du bon sens

lové

      lavé

            rincé

tout çà         pour çà

ai du mal à

                  structurer mon

     langage

mais         la

         vie           aussi

    n’est-ce-pas

à vrai dire

quand des gosses meurent

            de faim 

peut-on

             encore

respecter les règles

peut-on

             encore

faire                  comme si

boire son bol de lait chaud

                                                 le matin

prendre son sac

         et

y retourner

enfant

Jeudi 24 juin 2010

enfant

j’ai traversé le temps

sans

rien apprendre

juste une petite

balle bleue

je ne connais rien

                             à rien

ni musique

ni peinture

    RIEN

mais

j’ai envie

               (d’é)crire

encore et toujours

enfant perdu inculte

                                   qui

raconte son       histoire

à tord(re) et

à travers celle

                       des autres

je souffle sur mes mains

une peinture ocre

trace indélébile

ai mis père

Jeudi 24 juin 2010

ai mis père

avant ma mère

ai mis chien

avant le chat

ai mis doigt

devant ma bouche

pour me taire

vitre 6

Lundi 21 juin 2010

jusqu’à la

vitre 5

comme une

traversée de désert

voir(e) plus

               tard

pas marrant

        rien

ah       si

cousine

demain l’amb(r)assade

loin

      très

             loin

où es tu dans

                       ce désert    semé

        d’oasis

petits coins de verdure

et cette vitre qui

n’apparaît

                 pas

le lycée les filles

et

ces vacances où

        rien

peut-être pas de

vitre 5

si       je

l’aperçois

pénible

vitre comme

em-buée

de petits dessins incrustés

vitre

comme molle

toujours rien à

                         lire

de cape et d’épées

chaussures étroites juste

bonnes              à

briser      la      vit(r)e

et pourtant                          demain

passer

passer vite               courir

laisser

loin derrière

cette rue

               poussiéreuse et chaude

presque moite

vitre 5 passé(e)

laissant sur moi

comme des lambeaux de

transparence

Manifeste pour une poésie narrative (fin bis).

Mardi 15 juin 2010

Pour ceux qui ont la comprenette difficile:

si j’écris le mot « table », ceci évoque pour moi la table avec une toile cirée rouge de mon enfance, pas besoin de faire de grands discours pour décrire celà. Pour vous, rien que ce mot, va faire apparaître d’autres images, vos sensations propres. Si je décris cette table, par des vers au long cours, celà devient restrictif et vous prive de vos propres visions.

Amusez-vous avec d’autres mots……