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Archive pour novembre 2009

dois travailler

Samedi 28 novembre 2009

dois travailler mes

                                  textes

d’arrache-pieds

sans rimes

ni raison

ou

d’arrache-clous

douleurs

se mettre / maître

aux mots / maux

oter le

T

terminer

prendre le

thé

avec Mo ( )s

 

je ne connais rien à

Lundi 23 novembre 2009

je ne connais rien à

                                 rien

écrire

juste dans la marge

celle

                                réservée

à ceux qui ne

connaissent rien

                               à rien

en marge presque

en transparence

écriture                 effilée

presque

                               illisible

presque

pomme coupée

vieux vélo

en marge

                             toujours

en marge

lame acérée

pluie froide de

nos vieux souvenirs

comme une lointaine musique

 

1er Manifeste pour une poésie narrative (suite)

Samedi 14 novembre 2009

écrire, écrire, encore et toujours, comme pour prouver qu’on existe, n’avoir pas vécu pour rien.

Le souvenir du temps passé, confronté au présent.

Des mots impalpables pour décrire une dure réalité.

Ce temps passé nous a façonné mais, nous gardons encore en nous, ce premier cri.

Chaque chose, chaque évènement, doivent être commentés comme pris par le regard du foetus.

Continuer à transmettre, de main en main, cette main peinte de la caverne.

 

clé

Samedi 14 novembre 2009

clé

                           oubliée

au fond du sac

traces

sur le

                           sable

balayées par le

vent

la vitre du café

pleure

et ce            

                         vent

dans l’air humide et

froid d’avril

souffle une douce

                       musique brisée

éclats éparses

 

mur de visages

Samedi 14 novembre 2009

mur de visages

c’est un quai

toujours le même

c’est un matin

toujours le même

 

le père

Samedi 14 novembre 2009

le père enfourche son vélo

dans l’air frémissant

l’usine siffle

l’herbe a poussé

rue en neige

bateaux qui dansent

à cette époque

l’usine sifflait

 

j’écoute

Samedi 14 novembre 2009

j’écoute           j’écoute

les paroles excessives

des gens de la rue

rumeurs de la ville

 

aime-moi

Samedi 14 novembre 2009

aime-moi         aime-moi

après le jour il y a le jour

ciré rouge

 

mots

Samedi 7 novembre 2009

mots

                             retournés

comme des

pelures d’orange

écrans de verre

transparents

                             à l’infini

mains

de chaque côté de

la vitre

se touchent

                            sans s’émouvoir

re-dis moi

la musique

celle

que nous aimions

re-dis moi

l’amour

et ses feuilles légères

re-dis moi

ces rêves

                           écarlates

qui gravent en nous

des failles cruelles

re-dis moi

ces instants de folie

nous re-faisions le monde

oranges retournées

comme des mots

juteux et sucrés

re-dis moi

ces mots            étranges

doux comme le miel

changeants comme la lumière du soir

acérés comme des la(r)mes

lointains

brise

cet écran de

verre qui peu à

peu s’est

j’écoutais sans cesse

Vendredi 6 novembre 2009

j’écoutais sans cesse

                et

ré-écoutais

                et

ré-écoutais

sans cesse             sans cesse la

sonate en sol mineur BWV 1020 de Bach

jusqu’à ce que

la flûte et le clavecin

emplissent mon

                            être

coulent dans mes

                            veines

fassent partie de moi

comme

voix                  des enfants

bruit                 des voitures

respiration      de mon chien

chant                des oiseaux

rumeurs           de la ville

cris                    des manifs

grésillement     du steack dans la poêle

                la bouteille

           qu’on débouche

je ré-écoutais sans cesse

la sonate de Bach en sol mineur

jusqu’à  me

                          dissoudre

dans cette lumière diaphane

d’un jour qui

                       s’éteint

 

 

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